Comprendre l’origine d’une fissure, évaluer son évolution et choisir une réparation adaptée au fonctionnement du pisé.
Une fissure peut être liée à un mouvement du bâtiment, à l’humidité, aux charges, à une transformation ancienne ou à une dégradation locale du mur. Avant de réparer, il faut donc identifier sa cause et déterminer si le désordre est stabilisé.
Ain · nord-est de Lyon · sud de la Saône-et-Loire
Entreprise PIRON TRADITION
Le traitement dépend de l’origine, de l’importance et de l’évolution de la fissure. Avant toute réparation, il faut comprendre le désordre et corriger sa cause afin d’éviter une reprise uniquement superficielle.
Le traitement des fissures dans un mur en pisé nécessite l’emploi de mortiers compatibles avec la terre crue. Mortiers de terre, mélanges terre-chaux ou mortiers de chaux : le choix dépend du support, de la réparation à réaliser et des matériaux existants.
Mélange à base de terre crue, argile, torchis, bauge, fibres végétales
Mélange équilibré entre terre et chaux, pouvant intégrer du pisé réemployé, du sable, de la paille ou des fibres végétales.
Mortier souple à base de chaux NHL 2 et de sable, adapté aux reprises et réparations du pisé.
PIRON TRADITION est applicateur partenaire ARGILUS.
Selon le support et le projet, la gamme permet de réaliser différentes finitions en terre crue : enduits décoratifs, badigeons, stucs, enduits de torchis ou solutions de correction thermique.
La restauration du pisé privilégie des matériaux souples, perspirants et compatibles avec la terre crue. Terre, briques, bois, fibres végétales et chaux permettent d’adapter les réparations au bâti existant.
Adobe, terre crue, brique, pierre naturelle, moellons, galets
Matériaux adaptés aux rebouchages, reprises et restitutions ponctuelles du pisé.
Bois, paille, chanvre, fibres végétales
Utilisés traditionnellement en association avec la terre pour renforcer, liaisonner ou compléter certaines réparations.
Chaux NHL 2, chaux aérienne CL 90, NHL 3,5 selon les usages
Des liants choisis pour conserver une réparation suffisamment souple et compatible avec le support.
Les mortiers ciment, enduits rigides et produits étanches sont généralement à éviter au contact direct du pisé. Ils peuvent limiter les échanges d’humidité et provoquer décollements, humidité piégée ou dégradations.
Béton, parpaing ou ciment ne sont toutefois pas systématiquement incompatibles : leur emploi dépend du rôle de l’ouvrage, de sa liaison avec le pisé et de la gestion de l’humidité.
Certaines fissures du pisé peuvent révéler un mouvement ou un désordre structurel. Selon leur origine, une reprise des appuis, des liaisons ou un renforcement du bâtiment peut être nécessaire.
Reprise en sous-œuvre, confortement des appuis ou reconstruction localisée selon l’origine du désordre.
Mise en place de tirants pour reprendre les efforts de traction et limiter l’écartement des murs.
Éléments bois ou métalliques permettant de créer ou renforcer certaines liaisons avec les planchers, murs ou éléments de charpente.
L’agrafage est généralement peu adapté au pisé. En cas de mouvements du bâtiment, la rigidité créée localement peut simplement déplacer les contraintes et provoquer une nouvelle fissure à proximité. Son emploi doit donc rester très ponctuel et être étudié selon l’origine du désordre.
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Une fissure est le symptôme d’un mouvement ou d’un désordre du bâti. Avant de la reboucher, il est important d’en rechercher l’origine et de vérifier si elle est ancienne, stabilisée ou encore évolutive.
Humidité, mouvement des appuis, modification d’une ouverture, charges, tassement ou dégradation locale peuvent notamment être en cause.
La réparation de la fissure n’a de sens que si son origine est comprise et, lorsque cela est nécessaire, traitée